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MAKING OF LITTLE DOLL
LITTLE DOLL
MON TRAVAIL À JVEB STUDIO
LE MONDE SELON KEV
COMING SOON
MAKING OF LITTLE DOLL
LITTLE DOLL
MON TRAVAIL À JVEB STUDIO
LE MONDE SELON KEV
COMING SOON

MAKING OF LITTLE DOLL

Bienvenue dans cet article détaillant le processus de fabrication de Little Doll, bonne lecture !

DÉBUT DU PROJET

Tout d’abord, une idée : l’envie de créer un court-métrage présentant mes compétences en animation. En tant que personne sortant d’une école live, avec le désir de travailler dans l’animation, il était vital de montrer ce que j’étais capable de faire dans ce domaine. Mais aussi, différents films que je souhaitais honorer, qui m’ont inspirée durant mon enfance. Et enfin, m’imposer des contraintes techniques que je voulais expérimenter par moi-même avec ce court-métrage, tester mes limites.

C’est ainsi que commença Little Doll : un morceau de papier, des croquis et mots.

PRÉ-PRODUCTION : ÉCRITURE

Le projet complet m’a pris un peu moins d’une année (pas de travail), il a débuté en Juillet 2017 et fini en Mai 2018. Au départ avec une histoire un peu irréalisable.

Mon but était de présenter les différentes techniques d’animation dans lesquelles je souhaite travailler et pour lesquelles j’avais des compétences à cet instant T : stop-motion, animation 2D et un peu de live.

Dans cette optique, j’ai commencé à écrire une histoire à propos de cette poupée qui se réveille dans une forêt. Elle n’a aucune idée d’où elle est. Elle commence à explorer les lieux, et prend conscience qu’elle est prisonnière d’une cloche de verre avec une petite porte menant à l’extérieur. Pendant ce temps une petite créature blanche l’observe de l’extérieur, jusqu’à ce que leurs regards se croisent. Elles échangent un peu afin de trouver la clé de la porte se trouvant dans un bloc de pierre au centre de la forêt, telle Excalibur attendant d’être sortie. La poupée parvient à la sortie et lorsqu’elle s’apprête à ouvrir la porte, un humain gigantesque s’approche et touche la deuxième cloche de verre emprisonnant la créature blanche. Il tente de communiquer, de les aider à sortir.

Comme vous l’aurez compris c’était une manière de présenter les trois techniques sous chaque cloche de verre : la poupée en stop-motion, la créature blanche en 2D et l’aspect live avec l’humain à la fin.

Mais, bien sûr, c’était complètement impossible avec mes moyens du moment et aurait amené plus de contraintes (comme le reflet dans le verre, comment tout déplacer en dessous, etc.) qu’un réel intérêt pour présenter mes compétences.

C’est pourquoi j’ai simplifié l’histoire avec comme référence principale Coraline, réalisé par le studio Laïka. Tout particulièrement la séquence dans laquelle elle suit, muée par la curiosité, une petite souris qui l’entraîne dans un autre monde.

Cette scène m’a permis de rendre hommage à ce film incroyable et m’a donné deux contraintes raisonnables à explorer : un mouvement de caméra et une animation à 180° avec un panoramique ainsi que l’animation des cheveux qui tombaient.

La première partie du film était née !

La deuxième référence principale qui a inspiré Little Doll est Alice au Pays des Merveilles, créé par Disney. Particulièrement la séquence de la chute, Alice avec tous les objets hors du temps et de la gravité. Cette séquence m’a permis d’honorer ce studio, et m’a donné une autre contrainte : animer une chute avec un mouvement de caméra, l’animation des cheveux et autres éléments en suspension autour.

Ce court-métrage présente l’idée du Voyage du Héro : aller dans un autre monde pour apprendre quelque chose et grandir, devenir un adulte. La structure du film  est ainsi en trois parties qui définissent l’évolution humaine : de l’enfance à l’adolescence lorsque l’on gagne lentement en confiance pour explorer le monde et enfin tomber dans l’âge adulte plus sombre et effrayant.

De ma première idée irréaliste d’histoire, un synopsis en est sorti :

“Une poupée est réveillée par un papillon de papier venu dans son univers. Elle le suit jusqu’à une étrange petite porte entrouverte. Mais lorsque la poupée s’approche, une main de métal l’attrape et l’entraîne à l’intérieur. Elle tombe dans un passage sombre où des objets flottent sans gravité. Après un moment, elle finit de tomber et atterrit (crash) dans une forêt de sapins. Après s’être remise de sa chute, le papillon passe devant elle et guide son regard vers une petite créature. Elles s’observent, quand un bruit sourd retentit. La créature attrape la poupée par la main et elles fuient. Soudain un humain apparaît et les domine de sa masse.”

L’idée principale était toujours là, mais n’avait pas fini d’évoluer : deuxième écriture avec le tournage et une troisième écriture au montage, mais je vous en parlerai un peu plus tard.

LES MOTS C’EST BIEN, LES IMAGES C’EST MIEUX : STORYBOARD !

Pour chaque phrase, j’avais une image en tête, une façon de raconter mon histoire avec un angle de vue du plan, sa composition, principalement des éléments visuels parce que c’est ce qui me vient en premier à l’esprit.

Le storyboard n’est pas incroyablement beau ou esthétique. Ce n’était pas l’idée, le but était de comprendre ce qu’il se passait sur chaque plan, quels mouvements des personnages et de la caméra je devrais faire, quel sons j’aurai à recréer ensuite, aurais-je besoin d’autres informations pour la partie post-production, etc. afin d’organiser le tournage et le rendre le plus fluide possible. Par exemple, mettre ensemble les plans du même côté du set, qui ont besoin du même type d’installation, etc.

C’est toujours à propos de ce que l’on souhaite faire, combien de temps l’on a et comment créer quelque chose le plus proche possible avec cette quantité réduite de temps.

CRÉATION DE LA POUPÉE ET DES DÉCORS

La création de la poupée était ma priorité, et m’a pris environ une semaine. Penser la structure interne, la faire la plus ‘animable’ possible, puis la création de la tête tout en essayant d’être le plus proche possible de mes croquis et enfin le corps qui devait être assez résistant pour être animé durant de longues heures sans casser, mais aussi manipulable et esthétique.  

C’était plus simple pour les décors parce qu’ils devaient “juste” être jolis et rester en place. Malgré tout, il y avait beaucoup à faire, différents décors à créer : la chambre d’enfant, la petite porte, le trou du lapin, et finalement la forêt. Cela m’a pris une semaine de plus pour créer les décors. Ensuite tout était prêt pour le tournage !

L’HEURE DU TOURNAGE

Une semaine, c’est le temps total que j’avais à disposition pour tout tourner. Durant ces quelques jours, j’ai dû faire des choix, supprimer des plans, en fusionner d’autres, tout en gardant le sens du projet et en ayant assez de matière pour la post-production. 

Le studio dans lequel je faisais mon stage à ce moment là : Jveb Studio, m’a laissé utiliser tout leur matériel : le plateau de tournage, les projecteurs LED, le rail de travelling Dito Gear, ce qui m’a permis de créer un court-métrage de cette qualité.

J’ai tourné dans l’ordre chronologique, lieu par lieu. L’idée étant de pouvoir vérifier durant le tournage :

1. Si rien ne manquait à chaque séquence, ajouter ou enlever des plans pour gagner en pertinence et temps.
2. Si les séquences fonctionnaient les unes après les autres.
3. Ajouter des informations sur le storyboard à propos des problèmes rencontrés durant le tournage avec une première solution ou piste de correction.

POST-PRODUCTION : MONTAGE, CLEAN, VFX, ETC.

Septembre 2017 à Mai 2018, c’est la période durant laquelle j’ai travaillé sur la post-production durant mon temps libre. 8 mois, pour une minute.

Comment ai-je procédé ?

Premièrement : MONTAGE

Le but était de voir si tout fonctionnait correctement, donner du rythme et de la tension, et l’envoyer le plus rapidement possible à Killian, le compositeur de la musique du film, afin de lui laisser assez de temps pour créer.

En parallèle du travail de Killian, il y avait beaucoup à faire sur l’aspect visuel du projet. Dans chaque plan j’ai utilisé des armatures, parfaites pour tenir les objets en place et gagner en précision, mais ces éléments ne devaient pas être vus par les spectateurs.

Donc : CLEANING TIME

Pour être efficace, j’ai créé un document simple qui montre clairement :

• Un visuel du plan
• Sa référence / nom avec le timecode utilisé
• Ce qui devait être fait : enlever l’armature, quelque chose bouge durant le plan et doit être figé, etc.
• La priorité du plan : essentielle ou moins vitale pour la compréhension de l’histoire
• Autres informations utiles
• Est-ce fait ? Oui / Non

Ce document m’a permis de suivre ce que j’avais à faire, dans quelle mesure j’avais avancé sur le plan en question, pour pouvoir rapidement enchaîner sur le suivant. 

Durant le tournage, j’ai fait quelques erreurs, comme laisser le pied des armatures dans l’ombre de la poupée sur plusieurs plans. Cela m’a forcé à recréer proprement les ombres. C’est une leçon que j’ai apprise et serai très attentive à ce type de problème sur mon prochain court-métrage en stop-motion.

Ensuite : VFX

Sur ce projet les vfx étaient assez subtils, mon but était de souligner quelques éléments et avoir un rendu visuel le plus propre possible. La plupart des vfx étaient discrets, ajout de particules pour donner de la vie au plan, un peu de brouillard afin de rendre la forêt mystérieuse.

Puis les effets plus visibles, comme les lignes autour de l’ours en peluche et de la main, pourquoi cet effet ? Avec le désir de travailler dans tout type de films d’animation, ces lignes représentent l’animation 2D traditionnelle. La poupée représente le stop-motion, la créature à la fin l’animation 2D cut-out et la main humaine à la fin la partie live-action qui m’intéresse toujours.

La créature 2D a été animée via DUIK sur After Effects et intégrée le plus possible afin de rendre plausible sa présence dans cet univers mais je souhaitais garder la texture numérique (lisse) qu’elle avait afin de montrer clairement cet aspect 2D.

Presque fini : ÉTALONNAGE

Mes intentions en terme d’étalonnage étaient simples : accentuer l’ambiance de chaque séquence, le contraste, rendre le lieu d’où vient la poupée chaleureux et rassurant avec un léger effet de blur.  Et petit à petit les images se refroidissent, deviennent plus aiguisées et sombres, jusqu’à la forêt où sa curiosité l’a menée.

Dernière étape : TITRE ET GÉNÉRIQUE DE FIN

Le titre et le générique de fin ont été faits  la fin du process. Avec une petite animation sur les textes importants en redessinant les noms des personnes plusieurs fois afin de les rendre vivants.

REMERCIEMENTS ET CONCLUSIONS

Pour finir, je souhaite remercier les personnes qui ont participé à la création de ce projet.

Cédric Bra et Hana Aouak, mes maîtres de stage et premiers employeurs de Jveb Studio, pour m’avoir appris l’art du stop-motion, m’avoir permis d’essayer, d’échouer, de réessayer, de réussir au cours du process, d’avoir cru en moi, de m’avoir donné la possibilité de créer un court-métrage de cette qualité avec leur matériel, pour tout cela : merci !

Joelle Kristy, pour les heures que tu as passé à regarder encore et encore le court-métrage afin de me donner tes meilleurs conseils de montage et de m’aider à me rapprocher de la perfection, pour ton soutien : merci !

Sharon Smith Holley, Nick Willard, Matt Michael, Emma DuPell Pradhan, Nathalie Karouni, Joshua Kirchmer, Meaghan Wilbur et Kate Ferry, pour vos précieux conseils. Et un remerciement spécial à Frédéric Michaud, pour vos conseils et aide pour créer le DCP.

Finalement, un énorme merci aux personnes qui m’ont aidée avec leur talent : Kekenko qui à créé les objets en pâte fimo avec autant de précision et Killian Gravil pour l’incroyable composition de la musique et m’avoir soutenue durant la post-production : MERCI À TOUS !

Ce projet m’a vraiment permis de me confronter aux problématiques de ce type de production, trouver des solutions pour rendre tout le plus propre possible et gagner en confiance en mes capacités à créer un court-métrage du début à la fin avec ce niveau de qualité, à ce moment-là.

J’espère que vous avez apprécié cette explication du process et le film !
Si vous souhaitez le revoir, il vous suffit de suivre ce lien.

SÉLECTION EN FESTIVAL

À ce jour ce court-métrage à été présélectionné dans plusieurs festivals :

Queen City Film Festival (QCFF) 
Los Angeles CineFest (online fest)
Tbilisi International Animation Festival (TIAF)
Cleveland Concoction
Open World Animation Festival
Anilogue International Animation Festival
Webisode Film Festival
The Lift-Off Sessions
Animax Skopje Fest
Thunderdance Film Festival
First-Time Filmmaker Sessions
Emerge Microcinema
Go Debut European Film Festival
Las Vegas Global Film Convention

MAKING OF LITTLE DOLL

Bienvenue dans cet article détaillant le processus de fabrication de Little Doll, bonne lecture !

DÉBUT DU PROJET

Tout d’abord, une idée : l’envie de créer un court-métrage présentant mes compétences en animation. En tant que personne sortant d’une école live, avec le désir de travailler dans l’animation, il était vital de montrer ce que j’étais capable de faire dans ce domaine. Mais aussi, différents films que je souhaitais honorer, qui m’ont inspirée durant mon enfance. Et enfin, m’imposer des contraintes techniques que je voulais expérimenter par moi-même avec ce court-métrage, tester mes limites.

C’est ainsi que commença Little Doll : un morceau de papier, des croquis et mots.

PRÉ-PRODUCTION : ÉCRITURE

Le projet complet m’a pris un peu moins d’une année (pas de travail), il a débuté en Juillet 2017 et fini en Mai 2018. Au départ avec une histoire un peu irréalisable.

Mon but était de présenter les différentes techniques d’animation dans lesquelles je souhaite travailler et pour lesquelles j’avais des compétences à cet instant T : stop-motion, animation 2D et un peu de live.

Dans cette optique, j’ai commencé à écrire une histoire à propos de cette poupée qui se réveille dans une forêt. Elle n’a aucune idée d’où elle est. Elle commence à explorer les lieux, et prend conscience qu’elle est prisonnière d’une cloche de verre avec une petite porte menant à l’extérieur. Pendant ce temps une petite créature blanche l’observe de l’extérieur, jusqu’à ce que leurs regards se croisent. Elles échangent un peu afin de trouver la clé de la porte se trouvant dans un bloc de pierre au centre de la forêt, telle Excalibur attendant d’être sortie. La poupée parvient à la sortie et lorsqu’elle s’apprête à ouvrir la porte, un humain gigantesque s’approche et touche la deuxième cloche de verre emprisonnant la créature blanche. Il tente de communiquer, de les aider à sortir.

Comme vous l’aurez compris c’était une manière de présenter les trois techniques sous chaque cloche de verre : la poupée en stop-motion, la créature blanche en 2D et l’aspect live avec l’humain à la fin.

Mais, bien sûr, c’était complètement impossible avec mes moyens du moment et aurait amené plus de contraintes (comme le reflet dans le verre, comment tout déplacer en dessous, etc.) qu’un réel intérêt pour présenter mes compétences.

C’est pourquoi j’ai simplifié l’histoire avec comme référence principale Coraline, réalisé par le studio Laïka. Tout particulièrement la séquence dans laquelle elle suit, muée par la curiosité, une petite souris qui l’entraîne dans un autre monde.

Cette scène m’a permis de rendre hommage à ce film incroyable et m’a donné deux contraintes raisonnables à explorer : un mouvement de caméra et une animation à 180° avec un panoramique ainsi que l’animation des cheveux qui tombaient.

La première partie du film était née !

La deuxième référence principale qui a inspiré Little Doll est Alice au Pays des Merveilles, créé par Disney. Particulièrement la séquence de la chute, Alice avec tous les objets hors du temps et de la gravité. Cette séquence m’a permis d’honorer ce studio, et m’a donné une autre contrainte : animer une chute avec un mouvement de caméra, l’animation des cheveux et autres éléments en suspension autour.

Ce court-métrage présente l’idée du Voyage du Héro : aller dans un autre monde pour apprendre quelque chose et grandir, devenir un adulte. La structure du film  est ainsi en trois parties qui définissent l’évolution humaine : de l’enfance à l’adolescence lorsque l’on gagne lentement en confiance pour explorer le monde et enfin tomber dans l’âge adulte plus sombre et effrayant.

De ma première idée irréaliste d’histoire, un synopsis en est sorti :

“Une poupée est réveillée par un papillon de papier venu dans son univers. Elle le suit jusqu’à une étrange petite porte entrouverte. Mais lorsque la poupée s’approche, une main de métal l’attrape et l’entraîne à l’intérieur. Elle tombe dans un passage sombre où des objets flottent sans gravité. Après un moment, elle finit de tomber et atterrit (crash) dans une forêt de sapins. Après s’être remise de sa chute, le papillon passe devant elle et guide son regard vers une petite créature. Elles s’observent, quand un bruit sourd retentit. La créature attrape la poupée par la main et elles fuient. Soudain un humain apparaît et les domine de sa masse.”

L’idée principale était toujours là, mais n’avait pas fini d’évoluer : deuxième écriture avec le tournage et une troisième écriture au montage, mais je vous en parlerai un peu plus tard.

LES MOTS C’EST BIEN, LES IMAGES C’EST MIEUX : STORYBOARD !

Pour chaque phrase, j’avais une image en tête, une façon de raconter mon histoire avec un angle de vue du plan, sa composition, principalement des éléments visuels parce que c’est ce qui me vient en premier à l’esprit.

Le storyboard n’est pas incroyablement beau ou esthétique. Ce n’était pas l’idée, le but était de comprendre ce qu’il se passait sur chaque plan, quels mouvements des personnages et de la caméra je devrais faire, quel sons j’aurai à recréer ensuite, aurais-je besoin d’autres informations pour la partie post-production, etc. afin d’organiser le tournage et le rendre le plus fluide possible. Par exemple, mettre ensemble les plans du même côté du set, qui ont besoin du même type d’installation, etc.

C’est toujours à propos de ce que l’on souhaite faire, combien de temps l’on a et comment créer quelque chose le plus proche possible avec cette quantité réduite de temps.

CRÉATION DE LA POUPÉE ET DES DÉCORS

La création de la poupée était ma priorité, et m’a pris environ une semaine. Penser la structure interne, la faire la plus ‘animable’ possible, puis la création de la tête tout en essayant d’être le plus proche possible de mes croquis et enfin le corps qui devait être assez résistant pour être animé durant de longues heures sans casser, mais aussi manipulable et esthétique.  

C’était plus simple pour les décors parce qu’ils devaient “juste” être jolis et rester en place. Malgré tout, il y avait beaucoup à faire, différents décors à créer : la chambre d’enfant, la petite porte, le trou du lapin, et finalement la forêt. Cela m’a pris une semaine de plus pour créer les décors. Ensuite tout était prêt pour le tournage !

L’HEURE DU TOURNAGE

Une semaine, c’est le temps total que j’avais à disposition pour tout tourner. Durant ces quelques jours, j’ai dû faire des choix, supprimer des plans, en fusionner d’autres, tout en gardant le sens du projet et en ayant assez de matière pour la post-production. 

Le studio dans lequel je faisais mon stage à ce moment là : Jveb Studio, m’a laissé utiliser tout leur matériel : le plateau de tournage, les projecteurs LED, le rail de travelling Dito Gear, ce qui m’a permis de créer un court-métrage de cette qualité.

J’ai tourné dans l’ordre chronologique, lieu par lieu. L’idée étant de pouvoir vérifier durant le tournage :

1. Si rien ne manquait à chaque séquence, ajouter ou enlever des plans pour gagner en pertinence et temps.
2. Si les séquences fonctionnaient les unes après les autres.
3. Ajouter des informations sur le storyboard à propos des problèmes rencontrés durant le tournage avec une première solution ou piste de correction.  

POST-PRODUCTION : MONTAGE, CLEAN, VFX, ETC.

Septembre 2017 à Mai 2018, c’est la période durant laquelle j’ai travaillé sur la post-production durant mon temps libre. 8 mois, pour une minute.

Comment ai-je procédé ?

Premièrement : MONTAGE

Le but était de voir si tout fonctionnait correctement, donner du rythme et de la tension, et l’envoyer le plus rapidement possible à Killian, le compositeur de la musique du film, afin de lui laisser assez de temps pour créer.

En parallèle du travail de Killian, il y avait beaucoup à faire sur l’aspect visuel du projet. Dans chaque plan j’ai utilisé des armatures, parfaites pour tenir les objets en place et gagner en précision, mais ces éléments ne devaient pas être vus par les spectateurs.

Donc : CLEANING TIME

Pour être efficace, j’ai créé un document simple qui montre clairement :

• Un visuel du plan
• Sa référence / nom avec le timecode utilisé
• Ce qui devait être fait : enlever l’armature, quelque chose bouge durant le plan et doit être figé, etc.
• La priorité du plan : essentielle ou moins vitale pour la compréhension de l’histoire
• Autres informations utiles
• Est-ce fait ? Oui / Non

Ce document m’a permis de suivre ce que j’avais à faire, dans quelle mesure j’avais avancé sur le plan en question, pour pouvoir rapidement enchaîner sur le suivant. 

Durant le tournage, j’ai fait quelques erreurs, comme laisser le pied des armatures dans l’ombre de la poupée sur plusieurs plans. Cela m’a forcé à recréer proprement les ombres. C’est une leçon que j’ai apprise et serai très attentive à ce type de problème sur mon prochain court-métrage en stop-motion.

Ensuite : VFX

Sur ce projet les vfx étaient assez subtils, mon but était de souligner quelques éléments et avoir un rendu visuel le plus propre possible. La plupart des vfx étaient discrets, ajout de particules pour donner de la vie au plan, un peu de brouillard afin de rendre la forêt mystérieuse.

Puis les effets plus visibles, comme les lignes autour de l’ours en peluche et de la main, pourquoi cet effet ? Avec le désir de travailler dans tout type de films d’animation, ces lignes représentent l’animation 2D traditionnelle. La poupée représente le stop-motion, la créature à la fin l’animation 2D cut-out et la main humaine à la fin la partie live-action qui m’intéresse toujours.

La créature 2D a été animée via DUIK sur After Effects et intégrée le plus possible afin de rendre plausible sa présence dans cet univers mais je souhaitais garder la texture numérique (lisse) qu’elle avait afin de montrer clairement cet aspect 2D.

Presque fini : ÉTALONNAGE

Mes intentions en terme d’étalonnage étaient simples : accentuer l’ambiance de chaque séquence, le contraste, rendre le lieu d’où vient la poupée chaleureux et rassurant avec un léger effet de blur.  Et petit à petit les images se refroidissent, deviennent plus aiguisées et sombres, jusqu’à la forêt où sa curiosité l’a menée.

Dernière étape : TITRE ET GÉNÉRIQUE DE FIN

Le titre et le générique de fin ont été faits  la fin du process. Avec une petite animation sur les textes importants en redessinant les noms des personnes plusieurs fois afin de les rendre vivants.

REMERCIEMENTS ET CONCLUSIONS

Pour finir, je souhaite remercier les personnes qui ont participé à la création de ce projet.

Cédric Bra et Hana Aouak, mes maîtres de stage et premiers employeurs de Jveb Studio, pour m’avoir appris l’art du stop-motion, m’avoir permis d’essayer, d’échouer, de réessayer, de réussir au cours du process, d’avoir cru en moi, de m’avoir donné la possibilité de créer un court-métrage de cette qualité avec leur matériel, pour tout cela : merci !

Joelle Kristy, pour les heures que tu as passé à regarder encore et encore le court-métrage afin de me donner tes meilleurs conseils de montage et de m’aider à me rapprocher de la perfection, pour ton soutien : merci !

Sharon Smith Holley, Nick Willard, Matt Michael, Emma DuPell Pradhan, Nathalie Karouni, Joshua Kirchmer, Meaghan Wilbur et Kate Ferry, pour vos précieux conseils. Et un remerciement spécial à Frédéric Michaud, pour vos conseils et aide pour créer le DCP.

Finalement, un énorme merci aux personnes qui m’ont aidée avec leur talent : Kekenko qui à créé les objets en pâte fimo avec autant de précision et Killian Gravil pour l’incroyable composition de la musique et m’avoir soutenue durant la post-production : MERCI À TOUS !

Ce projet m’a vraiment permis de me confronter aux problématiques de ce type de production, trouver des solutions pour rendre tout le plus propre possible et gagner en confiance en mes capacités à créer un court-métrage du début à la fin avec ce niveau de qualité, à ce moment-là.

J’espère que vous avez apprécié cette explication du process et le film !
Si vous souhaitez le revoir, il vous suffit de suivre ce lien.

SÉLECTION EN FESTIVAL

À ce jour ce court-métrage à été présélectionné dans plusieurs festivals :

Queen City Film Festival (QCFF) 
Los Angeles CineFest (online fest)
Tbilisi International Animation Festival (TIAF)
Cleveland Concoction
Open World Animation Festival
Anilogue International Animation Festival
Webisode Film Festival
The Lift-Off Sessions
Animax Skopje Fest
Thunderdance Film Festival
First-Time Filmmaker Sessions
Emerge Microcinema
Go Debut European Film Festival
Las Vegas Global Film Convention
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